#Digi'News : Les usages numériques sous exploités en entreprise

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Les Digi'News Keople : basé sur les données du Digi'Diag - plus de 40 0000 collaborateurs diagnostiqués sur leurs compétences numériques personnelles et professionnelles - retrouvez chaque mois un article argumenté sur un point clé de la transformation numérique RH. La réalité est parfois bien différente de ce à quoi l’on s’attend !

La société française entre dans l'âge de la maturité digitale. C'est le principal enseignement de l'édition 2018 du Baromètre du Numérique%[1] réalisé par le Credoc pour l'Agence du Numérique, l'Arcep et le Conseil Général de l'Economie, de l'industrie, de l'énergie et des territoires (CGE).

L’analyse des diagnostics des 40 000 collaborateurs réalisée par Keople[2] confirme cette tendance. Cependant, il apparaît que l’utilisation d’appareils numériques est bien plus répandue dans la vie personnelle que dans celle professionnelle. Pour illustration, 89% des personnes interrogées utilisent un smartphone dans leur environnement personnel et 42% dans celui professionnel. On constate le même rapport pour les ordinateurs portables et les tablettes : près de la moitié affirme s’en servir uniquement dans un contexte familial (47%) et 8% exclusivement dans le cadre du travail. 28% utilisent cet appareil dans les deux environnements.

En toute logique, les usages numériques sont donc également plus répandus dans la vie personnelle que professionnelle. En voici une liste non exhaustive, sur laquelle se base le diagnostic Keople : emails, sms, tchat, veille, collaboration, visio-conférence, recherche sur Internet, agenda, réseaux sociaux…

Si certains usages font désormais partie intégrante de la vie courante (pro et perso) comme les emails (100% des personnes interrogées affirment les utiliser), les SMS/MMS ou encore les recherches en lignes (dans les deux cas, seul 1% des personnes ne les utilisent jamais), d’autres sont loin d’être acquis comme la collaboration ou la veille en ligne (respectivement seulement utilisée à 22% et 14%).

Si l’on se base sur 5 usages clés que sont l’email, les SMS/MMS, la messagerie instantanée (Tchat), la recherche en ligne et les réseaux sociaux, on se rend compte que leur utilisation à titre privé est plus importante (81%) qu’à titre professionnel (59%). Il est également surprenant d’observer que certains usages qui semblent essentiels dans le milieu professionnel soit si faiblement utilisés :

  • Les outils collaboratifs qui permettent de gagner en efficacité ne sont utilisés que par 22% des collaborateurs.
  • Seulement 25% d’entre eux pratiquent les réseaux sociaux alors qu’ils permettent de communiquer de nombreuses informations tant en interne (réseaux sociaux inter entreprise) qu’en externe (LinkedIn, Twitter, Instagram, Facebook…).
  • Véritable atout pour les entreprises en termes d’innovation, seulement 14% des employés pratiquent la veille en ligne.

Il est intéressant de s’interroger sur les raisons de ces usages plus faibles dans le cadre professionnel. En effet, si ces technologies et ces usages sont utilisés dans la vie personnelle, cela signifie que les gens savent s’en servir. Alors pourquoi ne pas les exploiter dans leur environnement de travail ? Quelques pistes à envisager :

  • Un besoin de prise de conscience des collaborateurs que ces technologies peuvent les aider dans leur métier
  • Un besoin de simplification et de modernisation des outils dans l’entreprise associé à de la formation
  • Un besoin d’engagement de l’entreprise pour les motiver à adapter leurs compétences personnelles au cadre professionnel

La marge de progression est ainsi bien réelle pour les entreprises afin qu’elles puissent gagner en productivité. Pour rappel, le manque de compétences numériques fait chuter la productivité des entreprises de 8%[3]! (source : université de Twente) !


  1. Source : https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/cge/Rapports/Rap2018/Barometre_numerique_2018.pdf) ↩︎

  2. Source : Etude réalisée auprès de 40 000 collaborateurs issues de PME, PMI, Grands-Comptes et institutionnels ayant réalisé le Digi’Diag Keople, diagnostic d’auto-positionnement des compétences numériques. ↩︎

  3. Source : Etude menée par l'université de Twente - Pays-Bas ↩︎